L’histoire

L’histoire

Situé à l’entrée d’une voie naturelle de passage, Saint-Sorlin a été de tous temps un site recherché :
– Des fouilles ont montrées que des hommes préhistoriques se sont abrités dans des grottes dans la falaise,
– Des sépultures de l’âge de bronze ont été trouvées dans la plaine,
– Une voie romaine longeait le Rhône en reliant Lyon, Genève et l’Italie,
Le Rhône est la frontière naturelle entre le Bugey et le Dauphiné.
Un bac à traille permettait de relier la Savoie au Dauphiné : un câble tendu entre les 2 rives guidait la barque du passeur.

Le village s’appellera Saint-Saturnin de Cuchet au moyen-âge. La châtellenie de Saint-Sorlin fut longtemps disputée entre le Dauphiné, la France et la Savoie.
Le hameau de Brénaz fut rattaché au village, comme Proulieu, Souclin et Soudon et épisodiquement Chazey et Sainte-Julie.
Pendant des siècles, notre village fut la capitale administrative de la Châtellenie. Les châtelains ainsi que les officiers s’y sont fixés, jusqu’à la destruction des forteresses par Biron vers 1600. Alors, une noblesse de robe se développe jusqu’au 19° siècle.
Les juifs, qui sont les banquiers des comtes de Savoie et bons commerçants, sont jalousés, vivaient dans le haut du village. Une porte (dont on voit encore un départ d’arc) fermait leur quartier. En 1348, ils sont massacrés car accusés d’avoir répandu la peste noire en empoisonnant l’eau des fontaines.
En 1716, les Chartreux de Portes acquièrent la châtellenie. Ils furent chassés à la révolution.

A cette époque, Saint Sorlin (nommé alors Bonne Fontaine) redevient un petit village de céréaliers en plaine et de vignerons sur les versants.

Avec ses châteaux forts situés sur les falaises, et autrefois ceinturé de remparts, le village est alors facile à défendre.
Le village compte 2 vieux quartiers qui furent bien distincts : le hameau de Collonges et la « Ville », qui correspond à la montée de l’Église.
Deux types de maisons s’y retrouvent :
– le type bugiste avec le toit à un seul pan, débordant largement la façade,
– et le type savoyard avec un toit à deux pans encadrant un pignon.
Qu’elles soient de l’un ou l’autre type, ces maisons ont un point commun : la montée d’escaliers extérieure (l’habitation est au premier étage). Au rez-de-chaussée, se trouvaient la cave et l’écurie. Le vaste auvent abritait récoltes et provisions de bois.